Le cancer de la vessie est une pathologie qui peut toucher les hommes comme les femmes, peu importe l’âge, même s’il est plus fréquent chez les personnes âgées de plus de 70 ans. Comme pour tous les types de cancers, le pronostic et les options thérapeutiques dépendent de nombreux critères, et particulièrement du stade et du grade de la tumeur vésicale au moment du diagnostic.
Le stade du cancer de la vessie est le facteur le plus déterminant pour établir un plan de traitement personnalisé et les chances de survie des patients. Il fait référence au volume de la tumeur et à profondeur dans les tissus, ainsi qu’à la présence de cellules tumorales dans d’autres zones du corps (ganglions lymphatiques, extension à distance…). On parle aussi d’étendue du cancer de la vessie.
Ce sont les résultats des divers examens complémentaires réalisés dans le cadre du diagnostic du cancer de la vessie qui permet de déterminer le stade de la maladie. Comme pour de nombreuses pathologies cancéreuses, le cancer de la vessie est décrit selon la classification TNM : T pour parler de la tumeur, N pour parler des ganglions lymphatiques envahis, et M pour exprimer la présence des métastases.
Dans le cancer de la vessie, on distingue 5 stades évolutifs allant de 0 à 4. Habituellement, plus le chiffre est élevé, plus le cancer est étendu.
Les professionnels de santé peuvent aussi employer les termes de « local » (uniquement dans la vessie), « régional » (autour de la vessie ou proche) ou « distant » (zones éloignées du foyer initialement touché) pour parler du cancer vésical.
Le cancer est situé seulement dans le revêtement de l’organe, il n’y a pas de métastase. On distingue :
Le cancer s’est formé dans l’urothélium et s’est propagé au-delà de la membrane basale pour envahir le tissu conjonctif de la vessie ou chorion, sans atteindre le muscle vésical. Les ganglions lymphatiques ne sont pas envahis et il n’existe pas de localisation à distance.
La maladie a envahi la couche musculaire de la vessie sans atteindre la graisse périvésicale, les ganglions lymphatiques voisins ou d’autres parties du corps.
Il s’agit soit d’une tumeur qui a envahi les tissus avoisinants en dehors de la vessie, sans atteindre la paroi abdominale ni la paroi pelvienne, soit d’une tumeur qui a envahi un ganglion lymphatique régional.
Il existe une atteinte d’au moins deux ganglions lymphatiques dans le bassin ou d’au moins un ganglion lymphatique iliaque (au-dessus du bassin).
Le stade 4 est utilisé pour désigner les tumeurs qui se sont étendues à la paroi abdominale ou à la paroi pelvienne, les tumeurs qui se sont propagées aux ganglions lymphatiques ou les cancers de la vessie métastatiques.
Le cancer a envahi la paroi pelvienne ou abdominale, ou encore les ganglions lymphatiques plus à distance de la vessie.
Il existe des localisations à distance dans d’autres parties du corps, comme les os, les poumons ou le foie (métastases).
Lorsque la maladie rechute, on peut employer le mot local si elle réapparaît à l’emplacement initial où le cancer s’est formé. Le terme récidive régionale désigne un cancer de la vessie qui réapparaît au niveau des tissus proches de son siège initial (ganglions lymphatiques voisins, tissus…). Le terme récidive à distance désigne une rechute qui apparaît dans une autre partie du corps.
Le grade d’un cancer de la vessie exprime la différenciation des cellules cancéreuses par rapport aux cellules saines.
Plus les cellules cancéreuses sont différenciées, plus elles sont similaires à des cellules saines, et plus le cancer est de bas grade (tumeur peu agressive, de meilleur pronostic).
À l’inverse, plus les cellules cancéreuses sont peu différenciées (ou indifférenciées), moins elles ressemblent aux cellules saines et plus le cancer est de haut grade (tumeur plus agressive, de moins bon pronostic, avec un risque de propagation plus élevé).
Chirurgien Urologue à Paris
Spécialisé en technique mini-invasives, chirurgie robotique et traitement focal du cancer de prostate
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