Le cancer du rein métastatique correspond au stade IV de la maladie (stade avancé) qui se traduit par une extension à distance ou une atteinte locorégionale importante. La prise en charge d’un cancer rénal dépend du stade, des facteurs pronostiques et des caractéristiques de la tumeur. Les traitements systémiques ont fortement modifié l’évolution de la maladie. L’espérance de vie du cancer du rein varie selon l’état général du patient, le groupe pronostique et la réponse aux traitements.
Le cancer du rein métastatique correspond au stade IV de la classification TNM, c’est-à-dire que la maladie s’est propagée au-delà du rein (dont l’anatomie et la fonction sont détaillées sur notre page dédiée), le plus souvent vers les poumons, les os, le foie ou le cerveau. Il inclut les pathologies avec métastases à distance (M1) mais aussi certaines formes localement très avancées avec envahissement des tissus adjacents ou des ganglions.
Le cancer du rein stade 1 et le stade II sont limités au rein. Le stade III traduit une extension locale sans métastase à distance. Le cancer du rein stade 4 regroupe toutes les situations métastatiques ou les formes T4, N1 ou N2.
Les métastases touchent le plus souvent le poumon, puis le foie, les os et le cerveau. Une extension peut aussi concerner les ganglions autour du rein, la veine rénale, la veine cave ou les glandes surrénales.
Après la chirurgie, le risque d’apparition de métastases est estimé à environ 30 %, le plus souvent dans les 3 premières années de suivi.
À savoir
Si des métastases apparaissent, 80 % sont détectées après 3 ans de surveillance selon InfoCancer. Le poumon constitue le premier site métastatique identifié.
L’espérance de vie du cancer du rein avec métastases varie fortement selon les patients. Elle dépend de l’état général, du rythme d’évolution de la maladie et de la réponse aux traitements systémiques.
Le pronostic ne repose pas uniquement sur la classification TNM. Au stade IV, l’évolution peut être très différente d’un patient à l’autre. Certains présentent une maladie lentement évolutive, d’autres une progression rapide.
La classification IMDC est utilisée spécifiquement dans le cancer du rein métastatique afin d’estimer la survie et d’orienter le choix du traitement. Elle s’appuie sur 6 facteurs cliniques et biologiques comme l’état général, l’hémoglobine, la calcémie et le taux de LDH. Elle permet de distinguer des groupes pronostiques favorable, intermédiaire ou défavorable.
L’arsenal thérapeutique a par ailleurs été enrichi et contribue à une amélioration progressive de la survie.
L’espérance de vie du cancer du rein avec métastases ne peut donc pas être donnée sous forme d’un chiffre unique, car elle dépend de nombreux critères comme le groupe pronostique IMDC et de la réponse aux traitements.
Le traitement du cancer du rein métastatique repose aujourd’hui sur des traitements systémiques que l’on réalise en première intention dès le diagnostic du stade 4.
Les stratégies actuelles privilégient des associations plutôt qu’un traitement isolé. Elles reposent sur une double immunothérapie cancer du rein ou sur l’association d’une immunothérapie avec un antiangiogénique. Ces combinaisons constituent désormais la référence de la prise en charge en première intention.
En cas de progression sous un premier traitement, plusieurs options peuvent être proposées. Le choix dépend des molécules déjà utilisées, de la tolérance et du profil évolutif. L’enchaînement de traitements séquentiels permet parfois de prolonger le contrôle de la maladie.
La néphrectomie de cytoréduction, acte chirurgical détaillé sur la page dédiée à la chirurgie du rein, n’est pas systématique. Souvent, on met en place un traitement médical initial puis on discute de la chirurgie et des suites de la néphrectomie chez certains patients sélectionnés. Dans ce contexte, le Pr Messas peut être amené à évaluer l’indication d’un geste chirurgical lorsque la situation le justifie.
La radiothérapie externe intervient quant à elle surtout à visée palliative, notamment pour les douleurs osseuses ou certaines localisations cérébrales.
À savoir
La stratégie thérapeutique est élaborée en réunion de concertation pluridisciplinaire, en tenant compte de l’état de santé général du patient, des caractéristiques de la maladie, de l’évolution sous traitement et de la tolérance.
Le rein peut être atteint par des métastases secondaires issues d’un cancer dit extrarénal, notamment pulmonaire, mammaire, digestif, pancréatique ou mélanocytaire. Ces atteintes sont souvent découvertes de manière fortuite lors d’un examen d’imagerie. Les symptômes ne sont pas systématiques et la fonction rénale peut être longtemps conservée.
Le traitement repose essentiellement sur la prise en charge systémique de la tumeur primitive. La chirurgie rénale reste exceptionnelle. Elle peut être discutée au cas par cas.
Oui. Le cancer du rein métastatique correspond au stade IV, défini par une extension à distance ou une atteinte locorégionale majeure.
Elle dépend du profil pronostique IMDC, de l’état général du patient et de la réponse aux traitements. Elle varie fortement d’un patient à l’autre.
Il repose principalement sur des associations d’immunothérapie et de thérapies ciblées, adaptées à la situation clinique.
Non. La chirurgie n’est pas systématique. Le traitement médical constitue souvent la première étape, la chirurgie étant discutée secondairement.
Non. Le rein peut être atteint par des métastases provenant d’un autre cancer. Le traitement dépend alors de la tumeur d’origine.
Chirurgien Urologue à Paris
Spécialisé en technique mini-invasives, chirurgie robotique et traitement focal du cancer de prostate
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