Ce qu’il faut retenir
La réalité augmentée en chirurgie du cancer du rein superpose un modèle 3D issu du scanner préopératoire à l’image réelle du champ opératoire. Construits par des bio-ingénieurs avec radiologues et chirurgiens, ces modèles intègrent le rein, la tumeur, les vaisseaux et le système collecteur. Pendant la néphrectomie partielle robot-assistée, le chirurgien visualise en temps réel les limites tumorales et les structures vasculaires, notamment pour les tumeurs profondes ou complexes. Des modèles de perfusion vasculaire permettent en plus d’estimer l’impact d’un clampage sélectif afin de préserver davantage de parenchyme rénal fonctionnel.
- La réalité augmentée superpose le modèle 3D préopératoire directement à la vue chirurgicale, contrairement à la réalité virtuelle qui l’affiche séparément.
- Les modèles 3D sont construits à partir d’un scanner injecté et affinés par des bio-ingénieurs en collaboration avec radiologues et chirurgiens urologues.
- Les modèles de perfusion vasculaire analysent les territoires de parenchyme perfusés par chaque branche artérielle pour limiter l’ischémie lors du clampage.
- L’indication principale concerne les tumeurs complexes, endophytes ou proches de structures vasculaires, dans le cadre d’une chirurgie conservatrice du rein.
- La décision chirurgicale reste fondée sur l’anatomie peropératoire ; la réalité augmentée constitue une aide visuelle, non une automatisation du geste.
- Des travaux cliniques sont en cours en France et en Europe pour préciser les indications et évaluer l’impact à plus grande échelle.