Les symptômes du cancer du rein chez la femme sont souvent absents au début de la maladie. La tumeur peut se développer lentement, sans provoquer de gêne particulière. Chez de nombreuses patientes, aucun signe clinique n’apparaît pendant plusieurs années. Cette absence de symptômes explique que le diagnostic soit parfois posé tardivement. Chez la femme, les premiers symptômes sont aussi parfois confondus avec des troubles urinaires fréquents ou des manifestations gynécologiques courantes, ce qui retarde la consultation et complique le diagnostic du cancer du rein.
Table des matières:
Quels sont les premiers symptômes du cancer du rein chez la femme ?
Les premiers symptômes du cancer du rein chez la femme sont en fait le plus souvent inexistants. Le rein peut contenir une tumeur sans altération immédiate de sa fonction. Sa position profonde dans l’abdomen limite l’apparition de douleurs précoces ou de signes visibles à l’examen clinique.
Dans de nombreux cas, la découverte se fait de manière fortuite au cours d’une échographie abdominale ou un scanner réalisés pour un bilan lombaire, digestif ou gynécologique qui mettent alors en évidence une masse rénale jusque-là inconnue. L’absence de symptôme ne permet donc pas d’exclure la maladie.
À retenir:
Un cancer du rein peut évoluer longtemps sur plusieurs années sans douleur ni hématurie visible. L’imagerie médicale reste le principal moyen de détecter une tumeur à un stade précoce.
Cancer du rein : quels symptômes chez la femme ?
Dans le cancer du rein, les symptômes chez la femme apparaissent le plus souvent lorsque la maladie a déjà progressé. Les trois symptômes les plus courants associent hématurie, douleur lombaire et masse palpable, mais ils ne sont pas toujours présents au moment du diagnostic.
Les signes cliniques les plus fréquemment observés sont :
- Présence de sang dans les urines, visible ou détectée à l’analyse
- Douleur lombaire unilatérale, sourde ou persistante
- Sensation de pesanteur ou de masse abdominale
- Fatigue inhabituelle et durable
- Perte de poids involontaire
- Fièvre prolongée sans cause infectieuse identifiée
Chez certaines patientes les signes sont moins spécifiques. Une anémie découverte au bilan biologique, une hypertension artérielle récemment apparue ou une dégradation progressive de l’état général peuvent constituer les premiers éléments cliniques évocateurs.
Par ailleurs, lorsque la maladie est plus avancée, des douleurs osseuses, une toux persistante, un essoufflement et plus globalement une baisse de l’état général peuvent traduire une extension à distance.
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Pourquoi le diagnostic du cancer du rein est-il parfois retardé chez la femme ?
Le diagnostic du cancer du rein chez la femme est parfois retardé en raison des symptômes peu spécifiques. L’hématurie peut être attribuée à une infection urinaire, notamment lorsqu’elle est isolée ou transitoire. Les douleurs lombaires sont souvent mises sur le compte de causes gynécologiques, musculosquelettiques ou fonctionnelles.
Certaines femmes consultent à plusieurs reprises pour des troubles urinaires traités de façon symptomatique sans qu’une imagerie rénale soit réalisée d’emblée. Les symptômes peuvent s’atténuer, puis réapparaître, ce qui entretient l’idée d’un trouble bénin. Cependant, toute hématurie doit conduire à une exploration adaptée, même en l’absence de douleur ou de fièvre.
En pratique, c’est la répétition des symptômes, leur caractère inhabituel ou leur persistance qui doit alerter. Le Pr Messas s’appuie sur l’analyse conjointe des symptômes urinaires, de leur chronologie et des données d’imagerie pour orienter rapidement le bilan rénal.
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À retenir:
L’hématurie peut être intermittente ou disparaître spontanément ce qui n’exclut pas une cause rénale sous-jacente et peut retarder le diagnostic.
Quels sont les facteurs de risque féminins du cancer du rein ?
Plusieurs facteurs sont reconnus comme pouvant augmenter le risque de développer une tumeur rénale chez la femme. Le tabagisme constitue l’un des facteurs les plus fréquents avec un risque qui augmente avec la durée et l’intensité de l’exposition au tabac. Le surpoids et l’obésité sont également associés à une augmentation du risque, de même que l’hypertension artérielle (même si les mécanismes précis ne sont pas entièrement compris).
Les antécédents familiaux de cancer du rein représentent un autre facteur important. Le risque est plus élevé lorsque la maladie concerne un parent du premier degré. Certaines maladies génétiques héréditaires rares exposent également à un risque accru. C’est le cas notamment de la maladie de von Hippel-Lindau, du carcinome papillaire rénal héréditaire, du syndrome de Birt-Hogg-Dubé ou de la sclérose tubéreuse complexe.
La maladie rénale chronique avancée, en particulier chez les patientes sous dialyse prolongée, est aussi associée à un risque plus élevé de cancer du rein. Certaines expositions professionnelles, surtout au trichloréthylène, ont aussi été identifiées comme des facteurs de risque.
Les femmes qui ont été traitées par radiothérapie pour un cancer génital ou pelvien ont un risque légèrement plus élevé de développer un cancer du rein à distance du traitement.
Mais certaines femmes développent un cancer du rein en l’absence de tout facteur de risque identifié, et à l’inverse la présence d’un ou plusieurs facteurs n’implique pas nécessairement la survenue de la maladie.
Le diagnostic du cancer du rein repose sur l’imagerie avec une échographie et un scanner avec injection pour confirmer la nature de la lésion et évaluer son extension. Le Pr Messas peut demander une IRM rénale pour compléter le bilan.
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FAQ – Symptômes et diagnostic du cancer du rein chez la femme
Le cancer du rein chez la femme peut-il évoluer longtemps sans symptôme ?
Oui. Dans de nombreux cas, la maladie reste asymptomatique pendant une longue période.
Le sang dans les urines est-il toujours visible ?
Non. L’hématurie peut être microscopique et détectée uniquement lors d’un examen biologique.
Des cystites répétées peuvent-elles être liées au cancer rénal chez les femmes ?
Oui. Des symptômes urinaires récidivants ou atypiques doivent motiver une exploration rénale.
Où est localisée la douleur du cancer du rein ?
La douleur se situe le plus souvent dans le bas du dos, d’un seul côté. Elle est généralement sourde et profonde, parfois intermittente, et peut devenir plus constante à un stade avancé.
Est-ce que le cancer du rein se voit dans une prise de sang ?
Non. Une prise de sang ne permet pas de diagnostiquer un cancer du rein. Elle peut montrer des anomalies indirectes mais le diagnostic repose sur l’imagerie.
Quel examen permet de confirmer le diagnostic du cancer du rein chez une femme ?
Le scanner abdomino-pelvien avec injection est l’examen de référence.

Chirurgien Urologue à Paris
Spécialisé en technique mini-invasives, chirurgie robotique et traitement focal du cancer de prostate









