Actualité : les publications du Pr Messas

La chirurgie de préservation rénale : néphrectomie partielle ou totale ?

La chirurgie de préservation rénale : néphrectomie partielle ou totale ?

CE QU’IL FAUT RETENIR:

La chirurgie du rein est essentielle pour traiter les tumeurs rénales localisées, avec des approches variées selon la situation de la tumeur.

  • Néphrectomie partielle : Retrait de la tumeur tout en préservant le rein, indiquée pour les tumeurs de petite taille.
  • Néphrectomie totale : Retrait complet du rein, souvent nécessaire pour les tumeurs volumineuses ou infiltrantes.
  • Chirurgie robot-assistée : Améliore la précision et la récupération, facilitant le repérage et le contrôle des vaisseaux.

Le choix de la méthode dépend de nombreux critères, y compris les caractéristiques tumorales et l’état général du patient.

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Chirurgie robotique et chirurgie laparoscopique pour la néphrectomie partielle robotique

Chirurgie robotique et chirurgie laparoscopique pour la néphrectomie partielle robotique

CE QU’IL FAUT RETENIR:

La chirurgie mini-invasive robot-assistée a révolutionné la prise en charge des tumeurs rénales, permettant de retirer la tumeur tout en préservant le rein.

  • Néphrectomie partielle : Retrait ciblé de la tumeur avec une marge de sécurité, limitant l’impact sur la fonction rénale.
  • Technologies avancées : Utilisation de la reconstruction 3D et de la réalité augmentée pour une planification précise et sécurisée.
  • Clampage sélectif : Blocage de l’artère alimentant la tumeur pour préserver le reste du rein, vérifié par fluorescence infrarouge.

Ces innovations permettent une chirurgie moins invasive, réduisant la douleur postopératoire et accélérant la récupération.

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Chirurgie des calculs rénaux : techniques modernes et efficacité

Chirurgie des calculs rénaux : techniques modernes et efficacité

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Les calculs rénaux nécessitent souvent une intervention chirurgicale mini-invasive lorsque leur taille dépasse 6 mm, qu’ils provoquent des douleurs intenses ou obstruent les voies urinaires, avec des techniques adaptées pour préserver la fonction rénale.

  • Urétéroscopie laser : Technique de référence par voie naturelle sous anesthésie générale, utilisant un laser super thulium ultra-performant (400 impacts/seconde) pour fragmenter précisément les calculs urétéraux ou rénaux petits à moyens en une seule séance ambulatoire, sans incision externe.
  • Néphrolithotomie percutanée (NLPC) : Indiquée pour les calculs volumineux (>2 cm) ou coralliformes, via un trajet cutané pour extraire et aspirer les fragments, plus invasive mais efficace en cas d’échec des autres méthodes.
  • Lithotritie extracorporelle (LEC) : Non invasive par ondes de choc pour calculs <15 mm bien localisés, ambulatoire mais limitée aux cas favorables sans obésité ou grossesse ; choix personnalisé selon anatomie, composition et contexte patient.
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L’anatomie et le rôle des reins

L’anatomie et le rôle des reins

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Les reins, organes en forme de haricot situés de part et d’autre de la colonne vertébrale, assurent des fonctions vitales comme la filtration du sang, l’élimination des toxines, la régulation hydrique et hormonale, tout en maintenant l’équilibre électrolytique et la production de globules rouges.

  • Anatomie et fonctions clés : Composés d’un cortex, d’une médulla avec pyramides rénales et d’un bassinet, ils filtrent 150-200 litres de sang par jour via artère et veine rénales, produisent érythropoïétine et vitamine D active pour os solides et pression artérielle stable.
  • Pathologies courantes : Insuffisance rénale aiguë (réversible si traitée vite) ou chronique (diabète/HTA), calculs rénaux douloureux, infections (pyélonéphrite), et cancers comme le CCR à cellules claires (fréquent), papillaire, chromophobe ou oncocytome bénin.
  • Position et protection : Protégés par côtes sous le diaphragme (rein droit plus bas), vulnérables à chocs mais essentiels à l’homéostasie ; suivi médical impératif pour prévenir complications graves.
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Prévenir le risque de récidive du cancer du rein grâce à une analyse génétique

Prévenir le risque de récidive du cancer du rein grâce à une analyse génétique

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Le séquençage génétique des tumeurs du cancer du rein permet de prédire précisément le risque de récidive post-chirurgie et d’adapter les traitements adjuvants pour une prise en charge personnalisée et plus efficace.

  • Mutations clés et pronostic : La mutation VHL (fréquente dans 76% des cas à cellules claires) est associée à un risque modéré, contrairement à PBRM1, SETD2 et BAP1 qui signalent des formes agressives et un fort risque de rechute.
  • Thérapie adjuvante ciblée : Les patients à faible risque évitent les traitements inutiles (effets secondaires et coûts réduits), tandis que ceux à haut risque reçoivent une immunothérapie intensive pour prévenir les récidives.
  • Médecine de précision : Complément des évaluations cliniques, ce modèle génomique optimise la surveillance, améliore la survie et pave la voie à des stratégies thérapeutiques sur mesure.
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Cancer du rein stade 1 : symptômes, diagnostic et traitements

Cancer du rein stade 1 : symptômes, diagnostic et traitements

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Le cancer du rein stade 1, confiné au rein et de taille inférieure à 7 cm, offre un pronostic excellent (survie à 5 ans ~95%) grâce à une détection précoce et des traitements chirurgicaux ciblés préservant la fonction rénale.

  • Symptômes et diagnostic : Souvent asymptomatique ou découvert fortuitement (hématurie, douleur flanc, masse palpable) ; scanner abdominal principal, complété par IRM/échographie pour confirmer la localisation sans envahissement, chez patients à risque (tabac, obésité, HTA, 50-70 ans).
  • Traitement chirurgical privilégié : Néphrectomie partielle mini-invasive (coelioscopie/robotique) pour enlever uniquement la tumeur, avec récupération rapide ; surveillance active possible pour petites lésions à faible risque.
  • Suivi et pronostic : Examens réguliers post-opératoires pour détecter rares récidives ; approche précoce maximise guérison, surtout pour carcinomes à cellules claires ou papillaires.
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Les promesses de l’immunothérapie par Pembrolizumab sur la survie des patients du cancer du rein

Les promesses de l’immunothérapie par Pembrolizumab sur la survie des patients du cancer du rein

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Le Pembrolizumab, une immunothérapie innovante, a transformé la prise en charge du cancer du rein, en particulier chez les patients à haut risque de récidive ou atteints de formes avancées, en améliorant la survie et la durée de rémission.

  • Efficacité et rôle après chirurgie : Administré en perfusions après une néphrectomie, il stimule le système immunitaire pour attaquer les cellules tumorales résiduelles, diminue nettement le risque de rechute et peut surpasser les résultats des traitements ciblés classiques.
  • Suivi rapproché et tolérance : Le traitement impose une surveillance régulière pour dépister d’éventuels effets secondaires (troubles thyroïdiens, réactions auto-immunes), mais reste globalement bien toléré et compatible avec une bonne qualité de vie.
  • Intégration dans les protocoles : Désormais accessible pour les cancers du rein à haut risque de récidive, il s’intègre aux prises en charge standard, seul ou en association, et offre une option thérapeutique majeure lorsque la chirurgie seule ne suffit plus.
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Les facteurs de risque du cancer du rein

Les facteurs de risque du cancer du rein

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Le cancer du rein résulte d’une combinaison de facteurs de risque modifiables et non modifiables, dont la connaissance permet de cibler la prévention, le dépistage précoce et la protection des populations vulnérables.

  • Tabagisme et obésité majeurs : Le tabac double le risque via mutations ADN (hydrocarbures, nitrosamines) ; l’obésité et le syndrome métabolique (HTA, diabète, dyslipidémies) favorisent inflammation chronique, stress oxydatif et dérèglements hormonaux.
  • Prédispositions génétiques : Mutations VHL, MET ou FH, souvent familiales ou liées à syndromes héréditaires, nécessitent un suivi renforcé avec imagerie régulière pour détecter précocement les tumeurs multiples.
  • Expositions professionnelles : Solvants, pesticides, métaux lourds (cadmium) dans industries chimique/agricole/métallurgique augmentent les risques ; prévention par EPI, protocoles sécurité et mode de vie sain (alimentation équilibrée, sport).
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L’espérance de vie du cancer du rein

L’espérance de vie du cancer du rein

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Le cancer du rein, représentant 3% des cancers en France avec ~15 000 cas/an, est souvent détecté précocement par hasard (incidentalome) via scanner/IRM, offrant >90% de survie à 5 ans au stade I grâce à chirurgies conservatrices robotiques.

  • Diagnostic et stades précoces : Stade I (<7cm, confiné au rein) et II (>7cm mais localisé) permettent guérison quasi-complète par néphrectomie partielle mini-invasive ; stades III (ganglions/vaisseaux) et IV (métastases) nécessitent thérapies ciblées/immunothérapies.
  • Espérance de vie et pronostic : >90% survie 5 ans globalement (stade I), en hausse grâce à diagnostics précoces ; stade IV variable selon réponse aux traitements séquentiels, mais améliorée par innovations thérapeutiques.
  • Facteurs influents : Stade/grade tumoral, type histologique (cellules claires/papillaires/chromophobes), âge/comorbidités (HTA/diabète), génétique familiale et réponse aux traitements guident stratégies personnalisées.
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Comment garder une prostate en bonne santé ?

Comment garder une prostate en bonne santé ?

La prostate peut être le siège de différents troubles qui peuvent affecter la qualité de vie et la santé des hommes. Heureusement, il existe des moyens simples et naturels pour prendre soin de sa prostate

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L’échographie de la prostate : Modalités et intérêts

L’échographie de la prostate : Modalités et intérêts

CE QU’IL FAUT RETENIR:

L’échographie prostatique, indolore et rapide (15-30 min), utilise ultrasons via voie sus-pubienne (vessie pleine) ou endorectale (rectum vide) pour visualiser prostate, vessie et structures voisines sans contraste.

  • Intérêts diagnostiques : Évalue taille/forme/texture prostate (nodules, kystes), résidu vésical post-miction, densité PSA (volume/PSA), guide biopsies fusion IRM/échographie et traitements (drainage prostatite, HIFU).
  • Préparation adaptée : Sus-pubienne : 1L eau 1h avant sans uriner ; endorectale : lavement rectal ; éviter gaz (légumes secs, sodas) pour images nettes.
  • Déroulement simple : Gel/sonde sur pubis ou rectale lubrifiée, images temps réel, mesures (volume), compte-rendu immédiat ; reprise normale immédiate, gêne légère transitoire.
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Séquelles après une radiothérapie de prostate: Comment éviter les dommages sur le rectum

Séquelles après une radiothérapie de prostate: Comment éviter les dommages sur le rectum

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Le gel SpaceOAR est un dispositif résorbable placé entre la prostate et le rectum avant radiothérapie, créant un espace de sécurité qui diminue fortement la dose de rayons au rectum, les séquelles digestives et la durée globale du traitement.

  • Objectifs et bénéfices : Éloigner le rectum de plus d’1 cm, réduire d’environ 75% les complications rectales et de 73% la dose reçue, permettant de mieux traiter la prostate tout en protégeant les organes voisins.
  • Procédure simple : Geste ambulatoire de 30 minutes, sans incision, guidé par échographie endorectale, sous anesthésie locale (pommade + xylocaïne), avec solidification immédiate du gel entre prostate et rectum.
  • Évolution du gel : Gel totalement résorbable, disparaissant spontanément en quelques mois, sans intervention ultérieure, et permettant souvent d’envisager des radiothérapies raccourcies (5 à 10 séances au lieu d’environ 35).
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