Pathologies : les publications du Pr Messas

Comment interpréter un test de bandelette urinaire à la maison ?

Comment interpréter un test de bandelette urinaire à la maison ?

Ce qu’il faut retenir

La bandelette urinaire est un test de dépistage rapide disponible en pharmacie, utilisé principalement pour détecter une infection urinaire, surveiller un diabète ou évaluer certaines maladies rénales. Elle analyse plusieurs paramètres : leucocytes, nitrites, sang, protéines, glucose et corps cétoniques. Un résultat positif aux leucocytes et/ou nitrites oriente vers une cystite. Un résultat négatif n’exclut pas totalement une infection.

  • Prélever le deuxième jet des premières urines du matin dans un récipient propre et sec pour optimiser la fiabilité.
  • Les leucocytes indiquent une inflammation urinaire ; les nitrites signalent la présence probable de bactéries responsables de cystite.
  • Un résultat négatif ne permet pas toujours d’écarter une infection : certaines bactéries ne produisent pas de nitrites.
  • Vitamine C, antibiotiques, bandelette périmée ou urine trop diluée peuvent fausser les résultats.
  • Une bandelette positive ne suffit pas à établir un diagnostic définitif : l’ECBU reste l’examen de référence si des doutes persistent.
  • En cas de cystite aiguë simple confirmée, la HAS recommande la fosfomycine-trométamol en prise unique en première intention.
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L’examen de l’uroscanner – déroulement et résultats

L’examen de l’uroscanner – déroulement et résultats

Ce qu’il faut retenir

L’uroscanner est un scanner spécialisé explorant les reins, uretères et vessie. Il est indiqué en cas de colique néphrétique, hématurie, suspicion de calcul, infections récidivantes ou bilan tumoral. L’examen se réalise en deux phases : sans injection pour détecter les calculs et calcifications, avec injection d’iode pour analyser les tumeurs, la vascularisation et l’extension des cancers urologiques. L’examen dure entre 20 minutes et une heure.

  • L’uroscanner explore les reins, uretères et vessie grâce à des images en coupes réalisées par rayons X.
  • Sans injection : détection optimale des calculs urinaires et des calcifications.
  • Avec injection d’iode : analyse des tumeurs, de la vascularisation rénale et de l’extension des cancers.
  • Principales contre-indications : allergie à l’iode, insuffisance rénale sévère, grossesse.
  • Durée de l’examen : entre 20 minutes et une heure selon le protocole réalisé.
  • Une prise de sang préalable peut être demandée pour vérifier la fonction rénale avant injection.
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L’analyse d’urine par ECBU: modalités, intérêt et maladies détectées

L’analyse d’urine par ECBU: modalités, intérêt et maladies détectées

Ce qu’il faut retenir

L’ECBU (examen cytobactériologique des urines) est une analyse microbiologique permettant d’identifier une bactérie dans les urines, de quantifier la bactériurie et d’établir un antibiogramme. Il est prescrit en cas de suspicion d’infection urinaire (cystite, pyélonéphrite, prostatite), d’hématurie, d’infections récidivantes ou avant un geste urologique. Le prélèvement s’effectue sur le jet intermédiaire après toilette locale, dans un flacon stérile, transmis au laboratoire sous deux heures.

  • L’ECBU analyse la cytologie (leucocytes, hématies), la bactériologie et l’aspect macroscopique des urines.
  • Le prélèvement repose sur le jet intermédiaire, après toilette locale, dans un flacon stérile conservé moins de 2 heures à température ambiante.
  • Les infections détectables incluent la cystite, la pyélonéphrite et la prostatite ; Escherichia coli est le germe le plus fréquent.
  • Une hématurie sans bactérie identifiée oriente vers d’autres causes : tumeur vésicale, calculs urinaires ou lésion urologique.
  • Un ECBU réalisé sous antibiotiques peut donner des résultats faussement négatifs en raison d’une charge bactérienne réduite.
  • La présence de plusieurs germes sans germe dominant évoque une contamination du prélèvement, qui doit alors être répété.
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Traitement du syndrome de la jonction pyélo-urétérale par pyéloplastie

Traitement du syndrome de la jonction pyélo-urétérale par pyéloplastie

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Le syndrome de la jonction pyélo-urétérale (JP U), malformation congénitale la plus fréquente (1/500 naissances), provoque une obstruction pyélon-uretère unilatérale (95%), entraînant hydronéphrose/infections/douleurs lombaires si non traitée.

  • Symptômes et diagnostic : Coliques néphrétiques (lombaires/irradiantes), infections récurrentes ; scanner abdomino-pelvien (référence, artère polaire inférieure), scintigraphie Mag3 (fonction/excrétion rénale).
  • Traitement chirurgical : Pyéloplastie laparoscopique/robot Da Vinci (mini-invasif, repositionnement jonction, suture précise) pour obstructions symptomatiques/compliquées ; ambulatoire/courte hospitalisation.
  • Convalescence : Douleurs modérées (antalgiques), sonde JJ (semaines)/vésicale (jours), repos 4 semaines ; suites simples, lever/reprise alimentation immédiate.
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