La chirurgie durant le dernier siècle consistait à réaliser des actes invasifs pour traiter diverses maladies. L’incision de la paroi constituait un traumatisme induit mais nécessaire pour fournir un bénéfice pour le patient. Cette cicatrice n’avait pas que des conséquences esthétiques, mais rendait la période post opératoire douloureuse et imposait des durées d’hospitalisation plus longues.
Durant les dernières décennies, grâce à l’innovation de la technologie de l’imagerie numérique, combinée à l’ingénierie optique et l’amélioration des écrans vidéo, les chirurgiens peuvent opérer à l’intérieur des cavités du corps sans avoir besoin de réaliser de larges incisions sur la peau.
Plutôt que de créer de grandes incisions de plusieurs centimètres de long, les techniques chirurgicales mini-invasives reposent généralement sur de la chirurgie sans incision (chirurgie de résection endoscopique qui se pratique par les voies urinaires) ou bien de petites incisions de 5 à 10 mm pour insérer de instruments miniaturisés (laparoscopie ou cœlioscopie)
En urologie, il est désormais possible de traiter la plupart des maladies avec une approche mini-invasive.
On distingue différentes techniques de chirurgie mini-invasives en fonction des maladies à traiter
Elles consistent à faire de petites incisions pour faire pénétrer dans le ventre une micro-caméra ainsi que des instruments miniaturisés.
Ces techniques sont utilisées pour le traitement des cancers urologique et notamment le cancer de la prostate, du cancer du rein et cancer de la vessie.
Elles ont prouvé leur efficacité dans de nombreux domaine et permettent notamment les effets suivants :
Elles sont utiles pour les reconstructions de la voie urinaire dans les anomalies congénitales comme le syndrome de la jonction pyélo-urétérale, ou les descentes d’organe (Promontofixation)
Dans ma pratique, il est désormais devenu exceptionnel d’avoir à réaliser une cicatrice de grande taille pour traiter la maladie.
Elle consiste à utiliser un fibroscope au bout duquel se trouve une caméra pour retirer un calcul, où qu’il se trouve dans la voie urinaire.
Le robot est un instrument que manipule le chirurgien à l’aide d’une poignée ou d’une commande. Les robots chirurgicaux n’effectuent encore pour l’instant aucune tâche seule.
Il s’agit donc de manipulateurs qui prolongent le bras du chirurgien en augmentant sa dextérité. Ils permettent de répondre à certaines contraintes qui rendaient l’intervention plus difficile.
Par exemple, en chirurgie laparoscopique, la caméra est tenue habituellement par un chirurgien pendant parfois plusieurs heures consécutives. La main n’est pas stable car il n’y a pas de pied pour tenir la caméra, elle doit pouvoir suivre les mouvements du chirurgien.
Au bout de quelques heures la main bouge, ne suit plus les instruments avec précision et l’image que regarde le chirurgien sur l’écran peut être altérée. L’utilisation d’un robot porte optique permet de répondre à cette difficulté. Il porte l’optique(la caméra) et le chirurgien le dirige par la voix.
L’aide opératoire qui tenait la caméra dispose d’une main de plus pour aider le chirurgien.
Dans le cas du robot Da Vinci, les instruments de chirurgie sont tenus par le robot, et le chirurgien les manipule à distance en étant assis dans un poste de pilotage.
L’utilisation de la vision 3D magnifie l’image qui guide le chirurgien. Il offre un meilleur contrôle de la motricité fine grâce à des instruments télécommandés articulés. Ces instruments articulés offrent ainsi une dextérité augmentée du chirurgien.
Le Robot Da Vinci est particulièrement utilisée dans les interventions complexes demandant un très haut niveau de précision comme la prostatectomie radicale pour cancer de prostate, la néphrectomie partielle pour les petites tumeurs du rein ou la réparation des malformations congénitales comme le syndrome de la jonction pyélo-urétérale.
Chirurgien Urologue à Paris
Spécialisé en technique mini-invasives, chirurgie robotique et traitement focal du cancer de prostate
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