Différents types de sondes urinaires sont utilisés selon la durée, la fréquence et le mode de réalisation du sondage. Le choix du type de sondage dépend de plusieurs critères comme l’origine de la rétention urinaire, ainsi que le degré de sévérité de l’affection.
Il s’agit du type de sonde vésicale le plus fréquent. Il consiste à mettre en place une sonde urinaire par le méat urinaire (l’orifice par lequel l’urine est extériorisée) le long du canal de l’urètre jusqu’à atteindre la vessie. L’urine est ensuite éliminée soit dans les toilettes directement, soit recueillie dans un réservoir : on parle également de poche de recueil urinaire.
Le sondage intermittent doit être effectué plusieurs fois au cours de la journée, en fonction de la prescription médicale. Le patient peut le réaliser lui-même (autosondage) ou le faire faire par une infirmière ou aide médicale (hétérosondage). Le rythme du sondage doit suivre méticuleusement les recommandations du médecin. En moyenne, il faut compter environ 5 ou 6 sondages intermittents par jour en cas de rétention urinaire complète. Si la rétention urinaire est incomplète, un sondage matin et soir est habituellement suffisant.
Aussi nommé sondage en aller-retour ou sondage va et vient, il s’agit d’un type de sondage intermittent pratiqué ponctuellement par un professionnel de santé dans un établissement de soins. On peut y recourir pour vidanger la vessie et recueillir des échantillons d’urine en vue d’une analyse par exemple.
Elle permet de réaliser un drainage permanent des urines à l’aide d’un ballonnet mis en place dans la vessie, relié à une sonde jusqu’à une poche externe. La pose est réalisée par le personnel médical dans l’établissement de santé. Le patient peut vider lui-même la poche avant que celle-ci ne soit totalement remplie.
Ce type de sondage urinaire est préconisé en cas de rétention urinaire résultant d’une obstruction de l’urètre, ou chez les patients qui tolèrent mal un sondage urinaire par voie naturelle. Il est mis en place sous anesthésie locale ou générale par une incision chirurgicale.
On place une sonde urinaire pour maintenir la vessie vide afin de garantir le bon écoulement des urines vers l’extérieur :
La durée de mise en place d’une sonde urinaire dépend de son type et de l’indication initiale. Elle peut aller de quelques minutes à plusieurs mois.
L’urètre masculin est plus long et plus sinueux que celui de la femme. Il faut donc adapter la longueur et le diamètre de la sonde à l’anatomie du conduit, et prendre en compte la présence éventuelle d’une hypertrophie de la prostate. Certains modèles de sondes urinaires (béquillées, Tiemann…) possèdent une extrémité courbée qui facilite le passage dans l’urètre.
Afin d’éviter les traumatismes de l’urètre qui peuvent provoquer des saignements, des infections ou des sténoses urétrales, la technique de pose d’un sondage urinaire chez l’homme doit être pratiquée avec une grande minutie. Les règles d’hygiène et d’asepsie doivent être bien respectées, la sonde urinaire doit être bien lubrifiée, et son introduction doit se dérouler sans forcer, avec douceur.
La pose d’une sonde urinaire chez l’homme, mais aussi chez la femme, peut parfois entraîner des effets secondaires indésirables (notamment en cas de sondage à demeure). Les plus courants sont l’infection urinaire, les lésions du méat et de l’urètre, les calculs vésicaux et l’irritation de la paroi vésicale.
L’anatomie de l’urètre féminin diffère de celle de l’homme. Il est plus court et plus large. La sonde urinaire doit donc être adaptée à la longueur et au diamètre du conduit, et à la présence possible de prolapsus. La sonde urinaire de la femme est parfois plus compacte et plus discrète.
La sonde peut provoquer plusieurs symptômes :
La sonde peut irriter le canal de l’urètre à l’extrémité de la verge. On peut limiter cela en maintenant la sonde fixée à la cuisse par un sparadrap, qui limite les mouvements de la sonde et appliquer un gel anesthésiant au bout de la verge.
Lorsque l’on porte une sonde, l’urine est recueillie en permanence par la sonde et il n’est plus utile d’uriner.
Mais on peut ressentir des spasmes en bas du ventre de façon intermittente qui se manifestent comme une envie pressante d’uriner.
Il convient de se relâcher et laisser passer les urines dans la sonde jusqu’à que la vessie se vide.
On traite ce symptôme en donnant des médicaments après avoir vérifié que la sonde n’est pas bouchée.
Si l’on suspecte une sonde bouchée, l’infirmière doit être appelée pour effectuer un lavage par la sonde.
Une sonde vésicale peut être portée au domicile. Dans ce cas, on doit prescrire des poches de jour avec des attaches de jambe. La poche peut ainsi être placée sous le pantalon et permet au patient de sortir de chez lui.
Pendant la nuit, on remet en place une poche de plus grande taille.
Des soins doivent être réalisés chaque jour au bout de la verge pour maintenir cette zone propre.
Le prépuce ne doit pas rester décalotté chez un patient porteur de sonde il doit recouvrir le gland pendant toute la durée du sondage.
Cette technique consiste à injecter et évacuer une solution stérile dans la vessie grâce à une sonde vésicale double courant pour en éliminer les caillots, le sang ou les débris présents après une hémorragie ou une intervention chirurgicale. Il peut être pratiqué de façon permanente ou intermittente, selon l’indication.
Chirurgien Urologue à Paris
Spécialisé en technique mini-invasives, chirurgie robotique et traitement focal du cancer de prostate
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