L’uroscanner est aujourd’hui un examen central en urologie. Il permet d’explorer avec précision les reins, les uretères et la vessie, souvent devant des douleurs, une hématurie ou une suspicion de calcul. Cet examen repose sur l’imagerie en coupes et peut être réalisé avec ou sans injection selon l’indication. Le choix du protocole conditionne directement les informations obtenues, notamment dans l’évaluation des tumeurs urologiques et leur extension.
L’uroscanner est un scanner dédié à l’exploration de l’appareil urinaire. Il utilise les rayons X pour produire des images en coupes, ensuite reconstruites en deux ou trois dimensions.
Il permet de visualiser :
Contrairement à une radiographie standard, il donne accès aux tissus mous et aux structures profondes avec un niveau de détail élevé.
Le Pr Messas peut demander cet examen pour analyser à la fois la structure des organes urinaires et certaines anomalies qui ne sont pas visibles à l’échographie.
| Indicateur | Valeur | Note |
|---|---|---|
| Durée de l’examen | 20 à 60 minutes | Selon nombre de phases réalisées |
| Dose de rayonnement | 5 à 15 mSv | Variable selon le protocole |
| Fréquence des réactions allergiques | < 1 % | Réactions sévères très rares |
| Sensibilité détection calculs | > 95 % | Supérieure à l’échographie |
| Délai résultats compte rendu | 24 à 48 heures | Selon établissement |
| Résolution spatiale | < 1 mm | Détection de petites lésions |
L’uroscanner peut être demandé lorsqu’une exploration précise des voies urinaires est nécessaire.
Les indications les plus fréquentes sont :
L’uroscanner permet d’évaluer les cancers urologiques en particulier pour analyser leur taille, leur localisation et leurs rapports anatomiques.
La préparation dépend principalement de la réalisation ou non d’une injection de produit de contraste.
Avant l’examen, il est recommandé de signaler :
En cas d’injection, une prise de sang récente peut être demandée pour vérifier la fonction rénale.
Le patient doit généralement retirer ses objets métalliques avant l’examen.
À savoir
Il peut être demandé aux patients d’être à jeun quelques heures avant l’injection et de boire de l’eau pour remplir la vessie.
| Étape | Action | Détail |
|---|---|---|
| 1 – Préparation | Signaler allergies et antécédents | Iode, rein, diabète, grossesse |
| 2 – Bilan préalable | Prise de sang si injection prévue | Vérification fonction rénale |
| 3 – Installation | Patient allongé sur la table | Retrait des objets métalliques |
| 4 – Phase sans injection | Acquisition des premières coupes | Détection calculs et anomalies |
| 5 – Injection | Produit de contraste iodé en IV | Sensation de chaleur possible |
| 6 – Phase injectée | Clichés à différents temps | Suivi du contraste dans les reins |
| 7 – Après l’examen | Boire abondamment | Élimination du produit de contraste |
Il s’agit souvent de la première phase de l’examen qui permet d’analyser les structures sans opacification, ce qui est particulièrement utile pour détecter des calculs urinaires, des calcifications ou certaines anomalies anatomiques. Les calculs sont très bien visibles sans injection. L’ajout de contraste peut au contraire les rendre plus difficiles à identifier.
Le patient est allongé sur la table d’examen. Celle-ci se déplace à travers l’anneau du scanner pendant l’acquisition des images. L’examen est rapide et indolore.
Une injection intraveineuse d’iode peut être réalisée dans un second temps. Elle permet d’analyser la vascularisation des reins, le parenchyme rénal, les voies excrétrices et la vessie.
Plusieurs clichés sont réalisés à différents moments après l’injection afin de suivre le passage du produit de contraste dans les reins, puis dans les urines.
Cette phase est indispensable pour visualiser une tumeur, une masse rénale, les voies urinaires avec plus de précision, certaines infections et l’éventuelle extension d’un cancer.
L’uroscanner injecté est parfois déterminant pour orienter la stratégie thérapeutique en cancérologie urologique. Il permet de caractériser une lésion, d’analyser son rehaussement après injection et d’évaluer son extension aux structures voisines.
L’injection peut entraîner une sensation de chaleur ou un goût métallique, sans gravité.
Le compte rendu est ensuite transmis au médecin prescripteur. Les deux phases apportent une analyse complète sur laquelle le Pr Messas s’appuie pour orienter le diagnostic et la prise en charge.
À savoir
Après l’examen, il est conseillé de boire suffisamment pour favoriser l’élimination du produit de contraste.
| Critère | Sans injection | Avec injection |
|---|---|---|
| Utilisation principale | Détection des calculs urinaires | Analyse des tumeurs et tissus |
| Visibilité des calculs | Excellente | Réduite (masqués par le contraste) |
| Vascularisation rénale | Non évaluable | Bien visualisée |
| Tumeurs et masses | Difficile à caractériser | Analyse fine du rehaussement |
| Voies excrétrices | Analyse limitée | Visualisation précise |
| Effets secondaires | Aucun | Chaleur, nausées, allergie possible |
| Contre-indications | Grossesse (rayons X) | Allergie iode / insuffisance rénale |
L’uroscanner est globalement bien toléré, mais il nécessite quelques précautions.
Les principales contre-indications concernent surtout l’injection :
Le risque principal est la réaction allergique au produit de contraste. Elle est le plus souvent modérée et prise en charge rapidement.
L’exposition aux rayons X est également prise en compte. Elle reste limitée pour un examen isolé, mais doit être justifiée, surtout en cas d’examens répétés.
Un uroscanner est un scanner spécialisé dans l’exploration de l’appareil urinaire : reins, uretères et vessie. Il utilise les rayons X pour produire des images en coupes très détaillées. Il est prescrit pour détecter des calculs, analyser une hématurie, explorer une infection urinaire récidivante ou évaluer une tumeur urologique. Il peut être réalisé avec ou sans injection de produit de contraste iodé selon l’indication.
L’uroscanner offre un niveau de détail supérieur à l’échographie pour l’exploration des voies urinaires. Il permet de visualiser les structures profondes, les tissus mous, les calculs non détectés à l’échographie, et d’évaluer avec précision la taille, la localisation et l’extension d’une tumeur urologique. Il est particulièrement utile en cancérologie urologique pour orienter le diagnostic et la stratégie thérapeutique.
Les principales contre-indications concernent surtout la phase injectée. Elles incluent une insuffisance rénale sévère, une allergie connue aux produits de contraste iodés et la grossesse. Avant l’examen, il est indispensable de signaler tout traitement en cours, un diabète ou une allergie à l’iode. Une prise de sang peut être demandée pour vérifier la fonction rénale avant l’injection.
Il peut être demandé d’observer un jeûne de quelques heures avant l’examen, notamment en cas d’injection de produit de contraste. Il est également recommandé de boire de l’eau pour avoir la vessie remplie au moment de l’examen. Il convient de signaler à l’équipe médicale tout traitement en cours, une grossesse suspectée, une allergie à l’iode ou une insuffisance rénale avant de débuter l’examen.
Le scanner sans injection permet surtout de détecter les calculs. L’injection est utilisée pour analyser les tissus, les tumeurs et la vascularisation.
Le patient est allongé sur une table qui se déplace dans un anneau. Des images sont prises, puis une injection peut être réalisée avant de poursuivre l’examen.
Ils sont rares. L’injection peut entraîner une sensation de chaleur, des nausées ou des réactions allergiques le plus souvent modérées.
Elle est généralement bien tolérée. Des précautions sont prises en cas d’allergie ou d’insuffisance rénale.
L’examen dure en moyenne entre 20 minutes et une heure selon les phases réalisées.
Chirurgien Urologue à Paris
Spécialisé en technique mini-invasives, chirurgie robotique et traitement focal du cancer de prostate
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