Le PSA est normalement inférieur à 4 ng/ml. Cependant il est difficile d’indiquer un taux limite normal pour tous les individus car le taux de PSA varie en fonction de nombreux facteurs et pas uniquement du cancer de la prostate.
Ainsi, le PSA augmente avec la taille de la prostate et avec l’âge, même en l’absence de cancer. Pour se faire une idée, il doit être inférieur à 2,5 ng /ml avant 50 ans et inférieur à 6,5 ng /ml avant 80 ans.
Pour mieux interpréter le taux de PSA, l’urologue l’intègre avec les autres données du patient : son âge , le volume de la prostate, les données du toucher rectal. En dehors de situations urgentes, il pourra étudier l’évolution du taux de PSA pendant quelques mois pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’une simple modification transitoire.
Il regardera principalement deux lignes dans la feuille de résultats :
Le dosage du PSA est élevé lors de n’importe quelle affection prostatique. Cela ne veut pas forcément signifier qu’il y a un cancer, il peut s’agir d’une infection ou d’une inflammation de la prostate.
Si le taux de PSA est élevé, c’est-à-dire au delà de 4ng/ml ; cela doit obligatoirement entraîner la consultation d’un urologue.
Dans certain cas, cette augmentation peut conduire à une biopsie de prostate pour rechercher du cancer dans la prostate. Une IRM peut également être réalisée par un centre de radiologie expert en prostate, pour éviter une biopsie.
Le taux de PSA peut augmenter :
Après l’opération dite « grattage de la prostate » (ou une résection partielle de la prostate), le PSA se trouvera diminué. Il est cependant inutile de doser le PSA dans les 2 mois qui suivent cette intervention car le taux ne sera pas le reflet d’un état stable.
Après l’ablation complète de la prostate (ou prostatectomie radicale) dans le cas du traitement du cancer de la prostate, le PSA doit atteindre des valeurs proches de 0. Il devient un excellent marqueur de la guérison du cancer de prostate.
On dosera ce marqueur pendant les 10 années qui suivent l’ablation complète de l’organe pour s’assurer de l’absence de récidive du cancer de la prostate. La mesure du taux de PSA permettra de découvrir très tôt une reprise du cancer pour proposer des traitements complémentaires.
La preuve formelle scientifique n’est pas encore apportée, cependant le dépistage du cancer de la prostate est recommandé par les communautés de savants français et européens pour les hommes entre 50 et 75 ans. Il se pratique par un dosage sanguin et un toucher rectal chaque année.
La pratique urologique à beaucoup évolué durant les 10 dernières années, on a découvert que le cancer de la prostate est dans certains cas très peu agressif et nécessite un simple protocole de surveillance et non un traitement.
Les biopsies sont donc moins automatiques (car l’objectif n’est plus de trouver de minuscules tumeurs) et l’urologue se concentre plus sur le dépistage des formes agressives qui, elles, imposeraient un traitement.
Si le PSA est entre 4 et 10 ng /ml : c’est dans cette tranche là que l’on dépiste les maladies que l’on peut guérir. La situation n’est pas urgente et en cas de doute on proposera une IRM (réalisée dans un cabinet de radiologie approuvé par votre urologue) pour éviter les biopsies inutiles.
Si le PSA est entre 10 et 20 ng / ml : ça peut être une cause bénigne mais consultez sans attendre pour écarter le risque du cancer.
Si le PSA est au delà de 20 ng / ml et qu’il n’y a pas eu d’infection urinaire ou une autre cause évidente dans le dernier mois, il faut consulter sans attendre.
Chirurgien Urologue à Paris
Spécialisé en technique mini-invasives, chirurgie robotique et traitement focal du cancer de prostate
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