Actualité : les publications du Pr Messas

Les différents types de sondes urinaires (vésicales) – Pose et effets secondaires

Les différents types de sondes urinaires (vésicales) – Pose et effets secondaires

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Les sondes urinaires, adaptées à la durée et à l’indication (rétention, post-op), se déclinent en plusieurs types pour drainer la vessie tout en minimisant infections et complications.

  • Sondage intermittent (auto/hétéro, 5-6/jour), évacuateur ponctuel, à demeure (ballonnet permanent) ou sus-pubien (chirurgical pour obstructions) ; durée variable de minutes à mois.
  • Adaptations homme/femme : sondes courbées (Tiemann) pour urètre masculin long/sinueux, plus courtes pour féminin ; hygiène stricte évite saignements, sténoses, infections.
  • Effets secondaires : douleur verge/spasmes vésicaux (gel anesthésiant, fixation), sonde bouchée (lavage vésical) ; soins domicile avec poches jour/nuit et asepsie prépuce.
lire plus
À partir de quel taux de PSA faut-il s’inquiéter ?

À partir de quel taux de PSA faut-il s’inquiéter ?

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Un taux de PSA élevé n’indique pas forcément un cancer de prostate, car il peut résulter d’une prostate volumineuse, d’une infection urinaire ou d’autres pathologies prostatiques non malignes.

  • Le PSA provient toujours de la prostate ; infections peuvent le faire monter >30 ng/ml, tandis qu’une prostate normale grande produit plus de PSA qu’une petite.
  • En cas d’élévation temporaire, refaire le dosage après 1 mois pour éviter faux positifs ; compléter par PSA libre/total (idéal : total bas, rapport libre élevé).
  • Plus le PSA est haut, plus le risque de cancer augmente ; consulter un urologue pour évaluation personnalisée et examens adaptés.
lire plus
Sonde double j (ou sonde JJ) : quelle est son utilisation ?

Sonde double j (ou sonde JJ) : quelle est son utilisation ?

CE QU’IL FAUT RETENIR:

La sonde double J (JJ) est un petit tube placé entre le rein et la vessie, le plus souvent sous anesthésie, pour maintenir un bon écoulement des urines et prévenir la colique néphrétique.

  • Elle est mise en place par voie naturelle avec une caméra, généralement pour contourner un obstacle urétéral ou après chirurgie de l’uretère, et doit être portée environ 7 à 15 jours.
  • Dans les jours suivant l’intervention, des douleurs au rein lors des mictions, des envies fréquentes d’uriner et des urines rosées sont habituelles ; boire abondamment aide à limiter les caillots.
  • Après la sortie, effets secondaires possibles : envies pressantes, fuites, sang dans les urines ou fièvre ; les spasmes sont traités par médicaments, mais la fièvre nécessite une consultation et une analyse d’urine sans antibiotiques préalables.
lire plus
La résection endoscopique de prostate

La résection endoscopique de prostate

CE QU’IL FAUT RETENIR:

La résection endoscopique de prostate est une chirurgie mini-invasive par les voies naturelles, réalisée sous anesthésie, visant à traiter les troubles urinaires liés à l’adénome de prostate après échec du traitement médical.

  • L’intervention se fait par l’urètre avec caméra ; en post-op immédiat, le patient a une perfusion, une sonde vésicale et un lavage continu pour éviter les caillots et garder des urines rosées.
  • Les principaux symptômes liés à la sonde et au lavage sont spasmes vésicaux, douleurs au bas-ventre ou au bout de la verge, fuite de liquide autour de la sonde ; une sonde bouchée doit être rapidement débouchée par lavage.
  • Au domicile, sont fréquents : envies pressantes, fuites urinaires transitoires, brûlures et sang dans les urines ; boire abondamment, surveiller la fièvre et consulter si saignements importants, caillots ou troubles persistants.
lire plus
Cœlioscopie (ou laparoscopie) – Avis du Pr Messas

Cœlioscopie (ou laparoscopie) – Avis du Pr Messas

CE QU’IL FAUT RETENIR:

La cœlioscopie (ou laparoscopie) est une chirurgie mini-invasive réalisée sous anesthésie générale, qui utilise des instruments miniaturisés introduits dans un abdomen gonflé au gaz pour créer un espace opératoire.

  • Elle est indiquée pour de nombreuses interventions urologiques (néphrectomie, prostatectomie radicale, cystectomie, prolapsus, syndrome de la jonction) et permet de réduire saignements, douleurs, cicatrices et durée d’hospitalisation.
  • Les suites immédiates sont généralement peu douloureuses mais peuvent inclure douleurs liées au gaz, ballonnements et transit perturbé ; une alimentation légère et riche en fibres est recommandée le premier mois.
  • Les soins post-opératoires sont simples : pansements réalisés par une infirmière un jour sur deux, avec ablation des fils autour du 10e jour si nécessaire.
lire plus
Douleur aux reins et calculs rénaux

Douleur aux reins et calculs rénaux

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Les calculs rénaux se manifestent par une douleur lombaire unilatérale, souvent détectable via une bandelette urinaire révélant du sang, et favorisée par des facteurs comme la déshydratation ou des antécédents familiaux.

  • Signes évocateurs : hématurie à la bandelette, antécédents personnels/familiaux de calculs, douleur d’un seul côté après position assise prolongée ou en cas de faible hydratation (chaleur + manque d’eau).
  • Contexte suspect : connaissance préalable d’un calcul urinaire, douleur latéralisée et non médiane (qui évoque plutôt la colonne vertébrale).
  • Diagnostic différentiel : lombalgie chronique, lumbago aigu, cholécystite aiguë ou douleur musculaire peuvent mimer une colique néphrétique sans origine rénale.
lire plus
Taux de PSA : l’indicateur du cancer de la prostate

Taux de PSA : l’indicateur du cancer de la prostate

CE QU’IL FAUT RETENIR:

Le taux de PSA, normalement <4 ng/ml, varie avec l’âge, la taille prostatique et d’autres facteurs ; son interprétation intègre PSA total élevé (risque cancer ↑) et rapport PSA libre/total bas (risque ↑), complété par toucher rectal et évolution.

  • Causes d’élévation non cancéreuse : âge, prostate volumineuse (>60g), infection urinaire (>20 ng/ml), post-coloscopie/sonde ; >4 ng/ml = consulter urologue, IRM avant biopsie si 4-10 ng/ml.
  • Post-op : ↓ après résection partielle (attendre 2 mois), ≈0 après prostatectomie radicale (suivi 10 ans pour récidive) ; dépistage annuel recommandé 50-75 ans (PSA + TR), focus sur formes agressives.
  • Seuils d’action : 4-10 = IRM si doute ; 10-20 = consulter vite ; >20 sans infection récente = urgence pour exclure cancer.
lire plus
Biopsie de la prostate par voie périnéale et autres biopsies de la prostate

Biopsie de la prostate par voie périnéale et autres biopsies de la prostate

CE QU’IL FAUT RETENIR:

La biopsie de prostate, réalisée sous anesthésie locale ou générale en 20 minutes avec échographie rectale, confirme le cancer ; les biopsies de fusion superposent IRM et échographie pour cibler précisément les zones suspectes.

  • Post-examen : saignements normaux dans urines/selles/sperme (quelques jours/semaines), utiliser préservatifs 15 jours ; voie périnéale recommandée (gold standard EAU) pour minimiser infections.
  • Complications possibles : infection urinaire (fièvre >38.5°, brûlures), rétention aiguë (chez adénome préexistant), hémorragie abondante (surtout sous anticoagulants) ; consulter urgemment si aggravation.
  • Signes normaux : brûlures/fréquence modérée 1-2 jours ; anomalies : saignements croissants, fièvre, blocage urinaire nécessitant sonde et analyse d’urine.
lire plus