21 février 2023

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Comment prévenir les risques de récidive du cancer du rein ?

prévenir risques récidive cancer du rein
Pr Aurel Messas

L’étape de surveillance après un protocole de soins du cancer du rein est cruciale et fait partie intégrante de la prise en charge. Les médecins impliqués dans vos différents traitements (chirurgien urologue, oncologue, radiothérapeute, médecin traitant…) se répartissent les consultations de suivi en alternance. Ils déterminent conjointement le meilleur plan de suivi selon la nature de la tumeur du rein et les traitements administrés.

L’importance de la surveillance : dépister une récidive du cancer du rein

surveillance apres un cancer du rein

 

Le pronostic des tumeurs rénales est excellent mais il dépend du type et du stade de la maladie au moment du diagnostic du cancer du rein. La surveillance à cependant pour objectif de dépister une récidive locale ou métastatique malgré la chirurgie de néphrectomie. La surveillance post-cancer est donc primordiale pour détecter les premiers signes d’une rechute le plus rapidement possible.

Le risque de récidive du cancer du rein est plus présent dans les 3 à 5 ans qui suivent les traitements, ce qui nécessite une surveillance régulière avec des consultations médicales alternées pendant cette période. Les rendez-vous entre vos différents spécialistes et les examens de contrôle permettent de surveiller l’évolution de la maladie, de traiter les effets secondaires possibles consécutifs aux différents traitements administrés, et de vérifier l’absence de récidive.

Le rythme et le type d’examens de surveillance dépendent de chaque tumeur et des facteurs pronostiques. Les critères pronostiques sont pris en compte pour adapter le suivi au parcours de soins personnel propre à chaque patient.

Eviter les risques de récidive du cancer du rein

Suivi après cancer du rein : rythme des consultations

Les consultations de surveillance sont généralement maintenues pendant les cinq années qui suivent la fin des traitements thérapeutiques du cancer du rein. Elles sont espacées de quelques mois et alternées entre les différents spécialistes qui ont pris part à votre traitement.

Le plus souvent, le protocole de suivi après cancer du rein est organisé comme ceci :

  • une consultation tous les 4 à 6 mois pendant les trois premières années ;
  • une consultation par an les deux dernières années.

Les rendez-vous sont répartis entre les différents médecins qui sont intervenus dans le traitement de façon à ce que les patients puissent voir chacun des spécialistes au moins une fois par an.
Exemple : consultation avec l’oncologue médical 4 mois après la fin des traitements, avec le chirurgien urologue 4 mois plus tard, avec le radiothérapeute 4 mois plus tard, etc.

Le plus souvent, le cancer du rein ne nécessite pas d’autre traitement que la chirurgie et la consultation d’un oncologue ne sera pas nécessaire.

palpation abdominale examen clinique post cancer du rein

La consultation de surveillance : s’assurer de l’absence de récidive du cancer du rein

Au cours de ces rendez-vous de suivi, le médecin consulté réalise un interrogatoire portant sur votre état de santé général, et les possibles effets secondaires indésirables ressentis à la suite des traitements administrés. Il pose aussi des questions sur votre vie après cancer, votre alimentation, votre mode vie et les implications des effets secondaires sur la qualité de vie.

Puis, le praticien réalise fréquemment un examen clinique qui inclut une palpation abdominale, une palpation de la partie basse du dos, une palpation des flancs, et un contrôle de la cicatrice chirurgicale en cas de néphrectomie pour s’assurer que le processus se passe normalement.

Examens de suivi pour diminuer les risques de récidive du cancer du rein

Les différents spécialistes proposent aux patients de réaliser des examens de surveillance pour compléter les consultations médicales du suivi post-cancer. Ils permettent de s’assurer de l’absence de récidive du cancer du rein et peuvent inclure :

  • un bilan sanguin avec contrôle de la fonction rénale et de la fonction hépatique ;
  • une échographie abdominale pour vérifier que le rein non opéré est en bonne santé ;
  • un scanner abdominal qui donne une vision plus précise de la région abdominale et peut repérer toute modification sur d’autres structures et organes, comme le foie ;
  • une radiographie pulmonaire pour être sûr qu’il n’y a pas de métastase pulmonaire.

En fonction des facteurs pronostiques, le rythme de réalisation de ces différents examens peut changer d’un patient à l’autre. Ils peuvent être plus fréquents chez les personnes à risque touchées par une tumeur rénale de grande taille ou si le cancer du rein s’est propagé aux ganglions lymphatiques. Chez les patients atteints d’un cancer du rein de stade précoce, les visites de suivi et les examens complémentaires peuvent être annuels durant les deux premières années.

Après une néphrectomie partielle ou élargie, le scanner abdominal post-cancer est recommandé dans les 4 à 6 mois qui suivent le geste opératoire pour servir de référence aux futurs examens.

Après une chirurgie laparoscopique, l’équipe de soins décide du rythme et des modalités de la surveillance.

Prévenir la récidive du cancer du sein

hygiène de vie réduire risque de rechute cancer du rein.

Il existe un certain nombre de facteurs de risque dit « évitables » sur lesquels il est possible d’agir en adoptant une meilleure hygiène de vie dans le but de réduire le risque de rechute du cancer du rein.

On sait notamment que le fait de fumer augmente le risque de voir apparaître un cancer comme le cancer rénal. Il est donc vraiment important d’arrêter de consommer du tabac, peu importe son âge.

Maintenir une alimentation équilibrée riche en nutriments est très important pour rester en bonne santé le plus longtemps possible après un cancer. Couplée à la pratique d’une activité physique régulière, elle permet de conserver un poids de forme stable, et de réduire le risque de surpoids ou d’obésité qui peut augmenter le risque de cancer.

En revanche, prendre des compléments alimentaires n’est pas directement lié à la diminution du risque de récidive. Assurez vous de discuter avec l’un de vos médecins avant de commencer une supplémentation.

Si toutefois l’un de vos spécialistes découvre la survenue d’une récidive du cancer du rein, une discussion est programmée pour choisir la meilleure stratégie thérapeutique.

 

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